Après les lacs de l’Eychauda et de Palluel, voici deux autres lacs d’altitude incontournables si vous passez dans le massif des Écrins : les lacs de Faravel, qu’il est possible de faire en même temps que celui de Palluel, et le lac de Puy Aillaud avec l’ascension de La Blanche,qui vous offrira un panorama exceptionnel.
Lac de Faravel
Dormillouse ➡️ Lac de Faravel ➡️ Dormillouse (14 km / 950 mD+)
N’ayant pas eu le temps de passer par le lac Faravel lors de la sortie précédente, je suis revenu à Dormillouise, l’un des treize hameaux de la commune de Freissinières. Le début de l’ascension est le même que pour le lac Palluel à travers la forêt de mélèzes. En revanche à la bifurcation, je prends sur la gauche pour accéder directement au lac Faravel, enchâssé à 2 381 m d’altitude.


La sortie de la forêt se fait par un sentier qui mène à la Grande Cabane de Faravel avant de déboucher sur un grand plateau, dans des alpages assez dégradés. La vue très dégagée fait ressortir les grands espaces des Écrins. Au fond du plateau apparait un torrent, déversoir du lac.

Enchâssé à 2 381 m d’altitude, le lac Faravel n’est pas très grand mais vaut le détour. Le ravin au-delà du lac est encore tapissé de névés qui viennent s’échouer au pied du lac même en cette période estivale du mois d’Août. Après avoir fait le tour du lac et pris le temps de pique-niquer, il est temps de rentrer.

La descente se fait par le sentier emprunté à la montée, avec un détour possible pour visiter Dormillouse. C’est aujourd’hui l’unique lieu habité de façon permanente de la zone centrale du Parc national des Écrins. Pour plus de détails sur l’itinéraire, voici la trace Strava.

Lac de Puy Aillaud
Puy Aillaud ➡️ La Blanche ➡️ Lac de Puy Aillaud ➡️ Belvédère des 3 refuges ➡️ Puy Aillaud (16 km / 1 450 mD+)
Aujourd’hui j’ai décidé de profiter d’une randonnée au lac du Puy Aillaud, pour aller au sommet de La Blanche, dont la vue est apparemment exceptionnelle. Le départ se fait depuis le parking qui se situe au pied des pistes du Puy Aillaud. De là, un sentier part dans la forêt pour quelques centaines de mètres pas plus, avant de serpenter dans les alpages. Le dénivelé est important tout au long de l’ascension. J’atteins rapidement les 2 000 mD+, indiqués par un gros piquet rouge et blanc. Le panorama sur la chaîne des Alpes se précise, on commence à apercevoir le mont Viso et les monts enneigés du Queyras.

Après 1h30 d’ascension, j’atteins le replat avec une bifurcation. À droite, le lac du Puy Aillaud, à gauche La Blanche. Comme prévu, je décide de faire le sommet. Au fur et à mesure de la montée, la végétation se fait de plus en plus rare, le paysage devenant uniquement minéral. Les premiers névés font leur apparition, il faut rester concentré. A mi-chemin, on peut admirer les cimes du mont Pelvoux, enneigées et impressionnantes.


Quelques mètres avant le sommet, un comité d’accueil inattendu se présente à moi : un troupeau de chèvres sauvages. Une dernière barre à franchir et me voilà au somment où siège un gigantesque cairn, qui marque le sommet à 2 953 m d’altitude. La vue est spectaculaire, les sommets enneigés des Écrins se dévoilent à perte de vue, des Alpes italiennes au Queyras, des Alpes suisses au Pelvoux avec pile en face, le glacier du Pelvoux.


La descente de La Blanche se fait par le même itinéraire, jusqu’à la bifurcation. Maintenant direction le lac du Puy Aillaud, perdu au milieu des alpages, point de départ du torrent du Riou de l’Alp qui s’écoule en contrebas. De là s’en suit une longue descente aux multiples panoramas, qui traverse les ravins du Pra Belin, de la Tambourinière, et des Jaratéoux, avant d’atteindre la combe du Rialet, qui marque la limite de la zone de protection exclusive du parc des Écrins.

Et pour finir, avant de rentrer, une dernière petite montée pour atteindre le belvédère des 3 Refuges (2 350 m), et son magnifique panorama. À partir de ce point il est possible avec des jumelles, ou à défaut avec des yeux de lynx, d’apercevoir les refuges du Sélé (2 511 m d’altitude et 4,7 km de distance), du Pelvoux (2 700 m d’altitude et 3,6 km de distance) et du Galcier Blanc (2 542 m d’altitude et 7,7 km de distance). Le panorama s’ouvre sur la vallée du Sélé et sur la Vallée du Pré de Madame Carle à partir d’Ailefroide (1 500 m). Voici la trace Strava.





