Après être aller en Suisse faire un tour aux Lacs d’Antème, avec quelques amis, nous avons décidé qu’il était temps d’aller nous ressourcer en montagne. L’idée n’était pas de faire une sortie très sportive et très engagée mais plutôt une sortie reposante et dépaysante. Avec Romane, Antoine, Benoît, Baptiste, Yann, et moi nous n’avons pas tous le même niveau physique, alors l’objectif était de trouver une randonnée accessible à tous et, si possible, avec plusieurs options que l’on pourrait choisir ou non en fonction de l’état de forme de chacun.

Après quelques recherches, je leur ai proposé d’aller faire une petite randonnée dans le parc national de la Vanoise en Savoie, juste au-dessus de la station-village d’Aussois. Une boucle autour du lac du Plan d’Amont qui passe par les 4 refuges du Sud du Parc : le Refuge du Plan Sec (2 330 m), le Refuge de la Fournache (2 363 m), le Refuge de la Dent Parrachée (2 520 m), où nous passerons la nuit, et le Refuge du Fond d’Aussois (2 346 m). Avec la possibilité de monter jusqu’au Lac du Génépy (2 906 m) et d’aller jusqu’à la Pointe de l’Observatoire, un sommet à plus de 3 000 m.

Jour 1
Nous nous sommes donnés rendez-vous tôt à la Gare de Lyon, direction Modane, puis Aussois pour arriver au parking entre les lacs du Plan d’Aval et Plan d’Amont (altitude 2 037 m), départ de notre randonnée. Après une petite montée assez raide, le long du lac du Plan d’Amont, nous arrivons au Plan Sec où la vue se dégage, c’est magnifique. Après avoir traversé le ruisseau de la Fournache, on en profite pour faire une petite pause bien méritée, tout le monde n’est pas habitué à marcher autant, surtout en montée. Au menu, saucisson et plats lyophilisés, classique.


La deuxième partie de notre itinéraire de la journée se fait sur un terrain plus plat en longeant le ruisseau de Saint-Benoît. On finit par apercevoir au loin le Refuge de la Dent Parrachée, où nous allons passer la nuit. Alors que l’on pensait que le plus dur était passé, nous nous retrouvons face à quelques névés assez pentus qui persistent, nous sommes quand même en juin. Petit exercice d’équilibriste pour certains d’entre nous qui n’ont pas trop l’habitude.



Une petite demi-heure plus tard, nous arrivons au refuge à 2 520 m d’alt. Après une bonne pause bien méritée et comme il est assez tôt, je propose, pour les plus motivés, de monter jusqu’au Lac du Génépy situé à 2 906 m. Après s’être détendus, difficile de repartir. Un petit groupe décide de faire un petit tour dans le coin pendant que, avec Baptiste, nous montons au lac. Sans les sacs que nous avons laissés au refuge, la montée est beaucoup plus facile, et nous avalons les 350 m de dénivelé en 30 min. La vue est magnifique, depuis le lac, on peut admirer le Cirque du Glacier du Labby.


Jour 2
6:00. Après une bonne nuit de sommeil bien méritée au refuge de la Dent Parrachée, nous voilà repartis avec pour premier objectif le Refuge du Fond d’Aussois situé à 2 346 m d’altitude. Ça commence par une petite descente plutôt facile, idéale pour se mettre en jambes de bon matin. En bas, nous bifurquons à droite en empruntant un petit pont qui permet de franchir le ruisseau de Saint-Benoît, avant de remonter le large vallon en direction du Col d’Aussois, en passant devant la chapelle de Notre-Dame des Anges.


Après une petite pause au refuge du Fond d’Aussois, pour se remettre de la montée, on repart pour le Col d’Aussois à 2 916 m. Au total, une belle montée de 600 m de dénivelé. Petit à petit, les grands espaces verts laissent place aux cailloux et névés. La montée devient de plus en plus technique, mais en prenant notre temps, tout le monde finit par arriver au col. Et nous ne sommes pas déçus : la vue est grandiose.


Après une courte pause, avec certains, nous décidons de pousser jusqu’à la Pointe de l’Observatoire, un sommet à 3 015 m, point culminant de notre rando. Cette partie, assez raide, emprunte une zone d’éboulis en bord de crête où quelques névés persistent. On progresse lentement mais sûrement, avec à la clé une vue panoramique à 360° sur le vallon de Chavière et le massif des Écrins. Avec au fond le Mont-Blanc, qui me rappel de jolis souvenirs, mon ascension il y a quelques années.


Le début du retour se fait par le même chemin jusqu’à la bifurcation qui indique le Refuge de la Fournache. En contrebas, le Plan d’Amont montre le bout de son nez. Une belle descente d’environ dix kilomètres de 1 000 mètres de dénivelé négatif. Nous avons passé deux superbes journées en montagne sur un itinéraire très accessible et très dépaysant. Tout le monde est ravi. Nous ne sommes pas encore rentrée que l’on parle déjà où l’on pourrait aller pour la prochaine.


Les itinéraires : Jour 1 – Jour 2




